L'exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925
Chacune des vingt-et-une nations possédait ses propres pavillons, dans lesquels étaient exposés les ouvrages les plus significatifs des travaux d’art décoratif modernes. La France, en qualité d’organisatrice, possédait plusieurs pavillons dédiés tant à ses colonies qu’à ses manufactures.
Le Pavillon du collectionneur, emblème du style art déco Le célèbre ensemblier Ruhlmann réalisa pour l’exposition de 1925 un pavillon reproduisant « l’intérieur idéal » du collectionneur moderne.
Ami de Ruhlmann, Alfred-Auguste Janniot fut largement mis à contribution pour la décoration de ce bâtiment art déco. Il sculpta le gracieux Hommage à Jean Goujon, un groupe de trois muses installé à l’entrée du pavillon. L’oeuvre lui ouvrit les portes d’un succès mérité, tant sur le plan institutionnel que celui du mécénat privé.
Hommage à Jean Goujon
L’Exposition de 1925 a donné un essor considérable à la création artistique et industrielle du luxe. Manifestation élitiste, elle donna une place de premier ordre aux artistes du courant de l’art déco, toutes disciplines confondues. Pourtant, ce rayonnement annonçait aussi l’inévitable transition des années folles aux années 30. L’Exposition minimisa encore ce passage du raffinement art déco vers le rationalisme architectural du Modern Style, incarné par les architectes Mallet-Stevens et Le Corbusier. Le Pavillon de l’Esprit Nouveau, conçu par ce dernier et décoré de tableaux de Fernand Léger, offrait un premier témoignage significatif des voies nouvelles d’une avant-garde promise à triompher quelques années plus tard.
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